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Guide · Comprendre les données

Vérification des e-mails : ce qu'un statut prouve, et ce qu'il ne prouve pas

Syntaxe, domaine, contrôle de la boîte, catch-all : ce que chaque niveau de vérification d'un e-mail établit, ses limites, et comment s'en servir.

Publié le

« E-mails vérifiés » peut désigner des contrôles très différents, du simple examen du format à l'interrogation du serveur de messagerie. Pour décider à quelles adresses écrire, et en quelle quantité, il faut savoir lequel a été fait et ce qu'il laisse indécis.

Les niveaux de contrôle

  1. La syntaxe : l'adresse a la forme d'un e-mail (une partie locale, un @, un domaine). Ce contrôle écarte les fautes de saisie grossières, rien de plus.
  2. Le domaine : le domaine existe et publie des serveurs de messagerie dans le DNS (enregistrements MX). L'entreprise reçoit des e-mails, mais pas forcément à cette adresse.
  3. La boîte : le serveur de messagerie, interrogé sans qu'aucun message soit envoyé, a indiqué qu'il accepterait un message pour cette adresse. C'est le contrôle le plus informatif, mais il ne vaut qu'à sa date et qu'autant que la réponse du serveur est sincère.
  4. Le catch-all : certains serveurs acceptent toutes les adresses de leur domaine, qu'elles existent ou non. Le contrôle de la boîte ne peut alors rien conclure : l'adresse n'est ni bonne ni mauvaise, elle est indécidable.

Pourquoi aucun contrôle ne garantit la réception

  • Un serveur peut accepter l'adresse lors du contrôle, puis rejeter le message ou le classer en courrier indésirable.
  • Une boîte valide aujourd'hui peut fermer demain : départ d'un salarié, changement de nom de domaine.
  • Certains serveurs ralentissent ou refusent volontairement les contrôles : le résultat est alors inconnu, sans rien dire de l'adresse.
  • La réception dépend aussi de l'expéditeur : réputation et authentification du domaine d'envoi (SPF, DKIM, DMARC), contenu, volume et régularité des envois.

Une promesse de « zéro rebond » ou de « délivrabilité garantie » n'est donc pas tenable, quel que soit le fournisseur.

Les statuts d'un fichier Ciblory

Chaque adresse livrée porte l'un des statuts ci-dessous, qui dit quel contrôle a été fait, et seulement cela ; la colonne de date de vérification dit quand. Une adresse constatée invalide n'est jamais livrée.

Présent
Adresse fournie par la source, aucun contrôle effectué.
Syntaxe contrôlée
Format conforme. Ne dit rien de l'existence de la boîte.
Domaine contrôlé
Le domaine publie des serveurs de messagerie (DNS). La boîte peut ne pas exister.
Validité technique contrôlée
Contrôle technique positif à la date indiquée. Il peut changer et ne garantit pas la réception.
Inconnu
Contrôle tenté sans résultat exploitable.
Risqué (catch-all)
Le domaine accepte toute adresse : l'existence de la boîte est indécidable.
Invalide
Rejet constaté (format, domaine inexistant ou rebond permanent). Jamais exporté.

Aucun contrôle ne garantit la délivrabilité : une syntaxe ou un domaine valides ne prouvent pas qu'une adresse reçoit les messages.

La répartition des statuts de chaque fichier publié figure sur la page statuts des e-mails et mesures des fichiers.

Comment s'en servir

  1. Commencez par les adresses dont la boîte a été contrôlée récemment, puis élargissez aux autres statuts.
  2. Envoyez d'abord par petits lots et surveillez les rebonds : un taux élevé sur un lot signale un problème avant qu'il ne touche tout le fichier.
  3. Retirez immédiatement les adresses en rebond permanent et ne les réimportez pas à l'occasion d'un nouveau fichier.
  4. Traitez à part les adresses catch-all et inconnues : volumes réduits, ou autre canal (téléphone, courrier).
  5. Pour une adresse générique (contact@…), attendez-vous à ce que le message soit lu par l'accueil et transmis, ou pas.

Écrire à une adresse valide ne dispense pas des règles de prospection : voir les repères CNIL pour prospecter des professionnels.